| Dans le prolongement de la démarche des Assises de la
citoyenneté, un point d’étape des travaux, démarches
et réflexions en cours a été présenté
le 13 juin 2003. Cette rencontre, organisée en trois temps
permettant des échanges entre intervenants et participants
faisait suite à une exposition reprenant par différents
supports (audio vidéo, documents écrits, …),
le matériau déjà assemblé par les intervenants.
L'intervention de BazarUrbain
Dans un premier temps, le collectif Bazar Urbain (qui rassemble
architectes, urbanistes et sociologues) a présenté
sa démarche et les premiers résultats du travail engagé.
L’objectif de l’action est de recueillir des regards
ordinaires d’habitants sur la ville, de les croiser avec les
compétences professionnelles de ceux qui font la ville au
quotidien. Ces regards croisés permettent de restituer les
compétences des habitants dans leur lecture de la ville mais
aussi de faire mieux connaître et reconnaître le travail
des professionnels concernés ; Un troisième axe de
la démarche de bazar urbain réside dans son rôle
d’appui et de ressources en direction des structures participatives
existantes sur la commune.
Enquête auprès des habitants
Dans un second temps, le travail réalisé par les
stagiaires de la ville autour d’un questionnaire en direction
des habitants a été présenté. 300 questionnaires
ont été distribués, plus de 150 réponses
ont été rassemblées. Les questions relatives
à l’environnement, à l’habitat, aux structures
de participation existant sur la commune seront traitées
et présentées dans un prochain numéro du Journal
d’Eybens.
En route vers le PLU
Troisième temps de la rencontre, l’Atelier Belli-Riz
a présenté ses premiers éléments de
synthèse dans le cadre du travail qu’ils réalisent
à la demande de la ville sur le futur PLU (Plan Local de
l’Urbanisme) qui vient remplacer les anciens POS (Plan d’Occupation
des Sols).
Revenant sur l’identité de la commune, l’accent
a été mis sur le développement très
rapide de celle-ci ces trente dernières années. Comment
définir aujourd’hui une commune de 10 000 habitants
? Quelle pourrait être l’identité d’une
commune de 10 000 habitants ? Qu’est-ce qui la caractériserait
le mieux ? Un travail sur les cartes postales qui renvoie à
la manière dont la ville se symbolise depuis des décennies
permet de commencer à en rendre compte. Piscine, château
et Route Napoléon font alors sens.
Des axes structurants restent très forts : que ce soit la
rocade qui fait coupure mais aussi une seconde coupure qui serait
une coupure Nord/Sud, propre à la commune et caractéristique.
Autre élément important, les limites sont parfois
floues entre Eybens, Grenoble ou encore St Martin d’Hères.
De même, les échelles se superposent. Ainsi Hewlett
Packard relève bien d’une identité de l’agglomération
grenobloise alors même que cette entreprise est implantée
sur Eybens.
Après cette première intervention, une remarque d’un
élu et habitant la commune depuis 20 ans a permis d’insister
sur l’attrait d’Eybens en tant que proche de Grenoble
mais en tant aussi que la nature dans la ville y reste très
forte.
L’axe Jean Jaurès a d’emblée fait débat
à partir de la place importante des voitures qui y circulent
rendant à la fois très compliquée la circulation
des vélos mais aussi rendant cet axe parfois infranchissable
pour les enfants. L’axe Jean Jaurès en termes de réaménagement
futur oblige à penser un découpage par séquences
dans la mesure où il ne fait pas la même largeur sur
toute sa longueur. La plantation d’arbres reste par exemple
difficile. La ligne 31 a aussi fait débat, certains estimant
qu’elle était un peu catastrophique dans son fonctionnement,
d’autres estimant au contraire, qu’elle restait tout
à fait avantageuse en particulier pour le public adolescent.
A une question sur les liens entre Bazar Urbain et l’élaboration
du PLU, il a été précisé que le travail
du collectif restait bien de l’ordre du qualitatif et qu’il
avait alors pour but de conforter certaines pistes avancées
plus que de poser des constats définitifs. Mais ces éléments
qualitatifs peuvent parfois devenir déterminants. Ainsi,
une habitante de Bel Air a fait part du fait qu’en 50 années
de présence sur la commune, elle n’avait jamais pris
la passerelle…
Les modes doux de déplacements ont ensuite été
évoqués. Ils sont souvent à l’écart
des repères classiques ou sans grande continuité entre
eux. Du coup, on se trouve dans une difficulté à lire
le réseau ainsi proposé même si Grenoble et
son agglomération sont parmi les villes françaises
les plus avancées de ce point de vue.
La question des transports en commun et de l’implantation
future de la gare laser a aussi été discutée.
A ce propos, il faut souligner le décalage entre le réseau
des transports en commun entre le Nord plutôt bien doté
et le Sud, moins bien fourni.
Ont ensuite été évoqués pêle-mêle
des débats relatifs au bruit dans la ville et la différence
à faire entre les zones classées bruyantes dans la
ville et la réalité de ce bruit tel qu’il est
perçu par les habitants. De même, le lien entre équipements
et accessibilité des équipements en lien avec les
transports en commun a été souligné. Enfin,
la spécificité d’Eybens, cette alliance de minéral
et de végétal dans la ville à une nouvelle
fois été rappelée tant elle fait de la commune
un lieu à la ville et à la campagne.
Bref, de nouveaux débats à venir, à construire
et à organiser entre tous ceux qui font la ville ou en usent.
|