Les sapeurs-pompiers
La compagnie des sapeurs-pompiers, qui date au moins de 1841, est
le plus ancien groupement de la ville. Les pompiers ne disposent alors
que d’une pompe à bras et de seaux de toiles, la lutte
contre les incendies nécessite donc de nombreux bras. Aussi
presque chaque famille envoie au moins un pompier, ce qui est perçu
comme un devoir civique.
La musique
L’activité musicale occupe une place importante au début
du siècle pour deux raisons : d’une part le sport est
très peu développé et d’autre part c’est
la seule façon d’animer les bals et les diverses manifestations.
Il existe différentes formations : “ les enfants de l’Isère
”, la clique des sapeurs-pompiers et les “ Petits fifres
et tambourins ” composés par les enfants de la commune.
Le
sport
Les activités sportives sont très peu développées
au début du siècle: on pratique simplement les jeux
de quilles et de boules de façon occasionnelle.
Puis dans les années 1910, avec la naissance de “ la
Joyeuse Boule d’Eybens ” en 1912 le jeu de boule se développe.
Cette activité est mise en sommeil pendant la guerre. Puis
le sport bouliste deviendra la principale distraction jusqu’à
la seconde guerre mondiale.
Ainsi au début des années 1930 on compte une dizaine
de clos boulistes tenus par des cafetiers, soit environs trente jeux
au total. Le plus grand rassemblement a alors lieu lors de la vogue
d’Eybens, au mois d’août .
Le club de rugby fondé quelques années avant la première
guerre mondiale reprend ses activités aux alentour des années
vingt. Le terrain se trouve alors au Muret, derrière le parc
Dessens (aujourd’hui EDF). Cette activité cède
sa place au football au cours des années trente.
Le football, “ importé ” à Eybens par un
nouveau prêtre, le curé Perrin, qui l’enseigne
d’abords aux enfants. Suivront les jeunes puis les adultes.
Ce nouveau sport qui se développe rapidement partout en France
connaît un bel essor à Eybens, supplantant le rugby.
Les enfants y jouent dans la cour de l’école alors que
l’équipe première joue en “ district du
Dauphiné ”.
Différents terrains seront occupés, appartenant pour
la plupart à des agriculteurs, jusqu’en 1960, date à
laquelle est inauguré le stage Charles Piot.
Entre les deux guerres le cyclisme connaît également
beaucoup de succès à Eybens. Certains coureurs eybinois
sont même de célèbres champions régionaux,
comme J.M. Bettoux qui possédait également un magasin
de cycle, les frères Bizet, Albert Rigaldo, Marcel Navizet,
Uréa et Jean Butolo. |
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