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Dès le début du XXe siècle, la société
Grenobloise des Tramways Electriques met en place le désenclavement
de Grenoble vers ses périphéries : Sassenage, Fontaine,
Saint Egrève et Eybens.
A partir de 1902, le nouveau moyen de transport arrive tout droit
de Grenoble à la place du Bourg. Eybens attire alors les Grenoblois
qui viennent profiter du calme d’un village de campagne pour
la journée. Ils investissent alors les terrasses des cafés
et des auberges, pique-niquent sur l’herbe et se livrent à
d’interminables parties de boules.
Le tramway sert aussi aux Eybinois qui se rendent à Grenoble,
notamment aux agriculteurs et maraîchers qui livrent pots de
lait et légumes frais en ville. Le nouveau moyen de transport
permet également aux gantiers qui travaillent à domicile
d’apporter leur ouvrage en ville.
Dès les années 1920 l’aviation civile et de tourisme
se développe, y compris dans le Dauphiné.
Des clubs voient ainsi le jour : l’Aéro-club du Dauphiné
et l’Aéro-club du Grésivaudant. Le premier terrain
d’aviation local est aménagé au nord-est de Grenoble
à l’emplacement de l’actuel Synchrotron.
En 1930 est lancée l’idée que Grenoble, capitale
des Alpes françaises, se doit de disposer d’un aérodrome,
tant pour des raisons commerciales que touristiques.
Après de longues réflexions impliquant pouvoir politique
et opinion publique, il est décidé que cet aéroport
serait construit au sud de Grenoble, sur les communes d’Eybens,
Echirolles et Grenoble. L’aérodrome Grenoble-Eybens,
baptisé “Jean Mermoz”, est ouvert à la circulation
aérienne le 14 octobre 1936.
Face au succès de cet équipement des extensions sont
réalisées dans les années 1940 sur la commune
d’Eybens, portant la superficie de l’aérodrome
à 71 hectares. Mais à partir de 1955 l’aéroport
devient gênant : Grenoble ne peut s’étendre que
vers le sud et l’aéroport aurait lui aussi besoin d’extensions
mais ne peut le faire en raison de la proximité des localités.
Après de nouvelles études il est décidé
que l’aviation commerciale serait transférée à
Saint - Etienne - de - Saint - Geoirs et que l’aviation sportive
et de loisir se pratiquerait désormais au Versoud. L’aéroport
Grenoble - Eybens “ Jean Mermoz ” cesse toute activité
en 1967. C’est sur une partie de l’ancien aéroport
sera construit Alpexpo.
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