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L’histoire du
château d’Eybens est liée à celle de différentes
familles qui se succèdent au cours des siècles. Un texte
de 1291 stipule que les trois fils d’Eymeric de Briançon
«reconnaissent» les «châteaux de Varces, Gières
et Eybens». C’est le premier rattachement à un
seigneur que nous lui connaissons.
La Seigneurie d’Eybens restera dans le giron de cette famille
jusqu'en 1529. A cette date, dame Clément, veuve de noble François
Bonier,(...) héritier de noble dame Catherine de Briançon
est saisie de ses biens par le parlement de Grenoble, en raison des
dettes de dame Catherine. La seigneurie d’Eybens est alors vendue
pour 1756 livres à la famille de Chaponnay. Celle-ci restera
en place jusque en 1649, malgré les troubles liés aux
guerres de religion.
La famille de Surville
A cette date Jean de Surville, venu de la cour de Turin achète
la terre, la seigneurerie et juridiction ainsi que le château
à Octavien de Chaponnay. C’est à cette période
(milieu du XVIIe siècle) qu’est construit le nouveau
château avec l’architecture que nous lui connaissons aujourd’hui.
Très élégant et construit sur le site même
de l’ancien, il est la plupart du temps attribué à
Jean de Surville. Par différentes alliances, la famille Leclet
succède aux Surville en 1754. Les nouveaux seigneurs d’Eybens
gèrent mieux leur patrimoine que leurs prédécesseurs
et ajoutent au domaine de nombreux terrains et fermages.
Malgré ces talents en affaire, les Leclet ne voient pas venir
la Révolution et le nouvel ordre qu’elle instituera.
Leurs biens sont nationalisés en 1792 et vendus dès
l’année suivante.
Le château passe alors entre les mains de différents
intermédiaires et devient propriété de la famille
Bernard en 1794. |
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Début du XXè
siècle, le château dans la famille Périer
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Alphonse Périer |
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| Malgré une tentative de rachat de Charles-Etienne
Leclet la propriété est vendue en 1810 à Alphonse
Périer, négociant et industriel à Vizille et
Grenoble. Par le jeu des alliances et successions le château
d’Eybens devient propriété d’Achille Chaper
et de ces descendants puis de la famille Faure-Desforges. Le XXe siècle
est marqué par une période d’inoccupation, lourde
en conséquences pour l’état du château.
Les années 1970 voient la venue de nouveaux propriétaires
qui entreprennent des travaux de rénovations, toujours d’actualité.
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