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La maladrerie de la
Lévade, annexe de la Commanderie d’Echirolles, apparaît
dès 1259 dans divers documents. Comme son nom l’indique
(maladrerie) elle a d’abord une fonction hospitalière
: celle d’accueillir les lépreux, qui sont alors relégués
avec autant d’humanité que possible dans de tels lieux.
Le terme “Lévade” fait référence
à différents talus, naturels et aménagés,
qui se trouvent à proximité du site. L’Ordre des
Templiers, fondateur de la Commanderie d’Echirolles, en est
le premier propriétaire. Il le reste jusqu’à sa
dissolution en 1311 par le Concile de Vienne puis par le pape un an
plus tard. Les biens des Templiers sont donnés à l’Ordre
des Chevaliers de St Jean de Jérusalem, qui deviendra l’Ordre
des chevaliers hospitaliers de Malte.
Mais il n’en va pas ainsi de la Commanderie d’Echirolles
dont la Lévade fait partie. En effet, suite à la dissolution
de l’Ordre des Templiers, le dauphin Jean II s’empare,
entre autres, de ces biens, avant de les restituer en 1317. La Lévade
devient alors propriété des commandeurs d’Echirolles,
dépendant eux-mêmes de l’Ordre de Malte. Il semble
que c’est à cette occasion que la maladrerie est dégagée
de sa mission d’accueil envers les lépreux. De
la maladrerie au Château de la Commanderie
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La maladrerie de la Lévade devient alors le
Château de la Commanderie et entre dans la gestion ordinaire
de celle-ci. Elle sera plus tard directement rattachée à
Valence.
Suite à la Révolution et à sa nationalisation,
le Château de la Commanderie est devenue propriété
de Joseph Dastier. Par la suite il s’est transmis dans le patrimoine
successif des familles de Renneville, de la Brosse et de Tournadre.
Le Château de la Commanderie est aujourd'hui un Hôtel-Château. |
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