Au début du XIXe
siècle la municipalité toute récente doit remplir
un nombre sans cesse croissant de missions : assurer l’ordre
public, l’état civil et l’application des lois
-dont le recrutement et les réquisitions militaires-, l’arbitrage
de certains conflits et la répartition des impôts (essentiellement
nationaux). Elle dispose pour cela d’un budget dérisoire
et ne possède aucun local.
Si les “consuls” de l’Ancien régime se réunissaient
au sortir de la messe dans le cimetière devant l’église,
un siège pour les délibérations du Conseil municipal
est désormais indispensable.
Il faut donc louer une “maison commune”. Ce sera d’abord
un petit appartement en 1800, la maison Patras Hugues en 1804 puis
chez Achard-Picard, au Muret, en 1812. Un nouveau déménagement
a lieu en 1832. Cette fois la Mairie s’installe place du Bourg
en louant chez M. Riondet avant d’acheter la maison en 1840.
Le choix de ce bâtiment est lié au besoin de place pour
l’école.
La fin du siècle sera marquée par la construction de
la première vraie école-mairie. En 1880 une commission
est nommée pour choisir l’emplacement de ce bâtiment.
Deux autres suivront en 1881 et 1882 car la tâche n’est
pas facile. Un accord est trouvé en 1883, mais il est rapidement
remis en cause. Entrent en jeu les intérêts de la municipalité,
des propriétaires fonciers, de la Préfecture, de l’Académie
et même d’opposants à la laïcité !
Face à cette situation inextricable 5 conseillers municipaux
(sur 12) démissionnent. Après de nouvelles élections
(en 1888) l’expropriation aboutit sur le terrain de Mme Giroud.
Les travaux commencent début 1889. Ils sont évalués
à 60 000 francs, dont 58 900 doivent être empruntés.
Le chantier est achevé en octobre 1890.
Enfin, l’idée de transférer la mairie à
son emplacement actuel apparaît dès 1935. Les terrains
et bâtiments sont achetés au comte de St Pol. L’installation
à lieu en 1954, libérant des salles pour l’école
avenue Jean Jaurès. |
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